Dans mon village tout fleuriil reste encore une boucheriecomme tout le monde y tient,le maire a fait des pieds et des mainspour conserver ce sinistre magasindans mon village si gentilil reste toujours la boucheriecar tout bon citoyen veut sa rationde cadavres découpés en décompositionpour vivre à tout prix selon la traditiondans mon village si joliil reste encore une tueriepour de la viande et du boudinles bêtes des fermes et élevages lointainsont traitées comme des moins que riendans mon village si bien misil reste toujours une barbarieun massacre admis par la populationtoujours si sourde à ces abominationspourtant justifiées par aucune raisondans mon village si calme la nuitil reste encore d’horribles crisje n’y met pas les piedsl’odeur de souffrance me torture le nezet ces tranches de morts inutiles font gerberdans mon village sage comme une imageil reste toujours un sale carnage.





